René Gabriel
96 : Échantillon de fût (18/20) : fin bouquet marqué par un fruit mûr, très dense et complexe, misant sur l’élégance. En bouche, très fin de texture, à nouveau très dense, beaucoup d’épices, fine note de corinthe, encore un peu ferme dans un extrait sableux qui révèle un grand potentiel. Rappelle un peu le grandiose 66 de Gruaud ! 99 : Pour l’instant réservé et ne dévoilant son génie qu’en bouche, deviendra un Grand Cru très féminin, avec en finale cassis, prune et corinthes (18/20). 02 : La phase féminine d’il y a trois ans est terminée. Maintenant, il est redevenu « l’Ancien » ! Des tanins puissants, presque sableux, du caractère à l’état pur et le grand arôme typique de Gruaud. Ressemble fortement au 1982 et se montre actuellement tout aussi mal embouché. 03 : Bouquet de Cabernet rudimentaire, aux notes d’écurie, explosif et légèrement vert, a besoin de beaucoup d’air en raison de son caractère artisanal. En bouche, plus compréhensible, charnu, belle astringence, jeu de fruits rouges et bleus, poivre noir, montre ses griffes et beaucoup de potentiel. Pour l’instant, il déçoit plutôt face à ses rivaux et manque de classe. (17/20). 05 : Un double magnum pour l’anniversaire de Mäggi Haller. Peu écrit – beaucoup bu. 06 : Pourpre grenat profond et soutenu. Superbe bouquet de terroir, fines épices, cèdre, tabac dominicain, accents animaux, une touche d’origan séché. Bouche fine et délicate, tanins soyeux et une astringence très noble, corps de moyenne intensité mais très long. Séduit davantage par sa finesse. (18/20). 14 : Magnum : robe rouge sombre et soutenue. Nez d’abord encore réductif, fines traces de mercaptan et de goudron, en dessous prunes noires, une nuance de réglisse et une douceur lactique. En bouche également une acidité souple, ce qui donne au vin du volume et du charme, finale longue et serrée. Il a déjà trouvé son harmonie. (18/20). 18 : Magnum. Toujours d’un rouge soutenu avec relativement peu de notes d’évolution. Le bouquet est ouvert et épicé. On y trouve encore étonnamment beaucoup de notes fruitées, à moitié rouges et à moitié bleues. Le tout mêlé à un magnifique parfum de cèdre typique de Saint-Julien, presque parfumé. En bouche, de moyenne intensité avec des tanins étonnamment fins pour cette époque de Gruaud. L’astringence est mûre et équilibrée, l’ensemble paraît assez féminin. À point maintenant et pour au moins encore 20 ans. (18/20).